Le diagnostic de performance énergétique (DPE) est un document incontournable dès lors que l’on envisage de vendre ou de louer un bien immobilier : il doit obligatoirement être présenté aux acheteurs ou aux locataires. Ce diagnostic permet d’évaluer la consommation d’énergie et les émissions de gaz à effet de serre d’un logement ou d’un bâtiment. Le résultat donne de précieuses informations : la classe énergétique du logement (sous la forme d’une étiquette « énergie »), le montant approximatif des factures, et des scénarios de travaux de rénovation à des fins d’amélioration des performances énergétiques. Voici tout ce que vous devez savoir.
(Estimation à titre indicatif)
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Ce diagnostic est une simulation non officielle donnée à titre indicatif.
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Le DPE est un diagnostic technique servant d’outil de mesure pour connaître la performance énergétique d’un logement ou d’un bâtiment. Il permet de sensibiliser les propriétaires et les locataires aux niveaux de consommation de leur bien, notamment dans une perspective de travaux de rénovation énergétique.
Parmi les éléments qui figurent au DPE :
Pour être valide, ce diagnostic doit être réalisé par un professionnel certifié, que vous pouvez trouver grâce à l’annuaire proposé par le ministère de la Ville et du Logement.
| Au 1er janvier 2026, le calcul du diagnostic de performance énergétique évolue : l’arrêté du 13 août 2025 modifie le coefficient de conversion de l’électricité, ce qui permet d’améliorer la classe énergétique du logement lorsqu’il est chauffé par ce biais. De plus, la loi Climat et résilience rend obligatoire la réalisation d’un DPE pour les copropriétés de moins de 50 lots. |
La notion de « classe énergétique du logement » fait référence à un classement des biens immobiliers allant de A à G, du plus performant au moins performant.
La performance énergétique désigne la consommation d’énergie d’un logement : combien d’électricité celui-ci consomme pour le chauffage et la production d’eau chaude sanitaire, mais aussi pour le refroidissement, l’éclairage et la ventilation. Cette mesure est exprimée en kWhep/m²/an (kilowattheure en énergie primaire par mètre carré par an) ou, plus simplement, en kWh/m²/an.
En pratique, les logements ayant une classe F ou G sont qualifiés de « passoires énergétiques ». Ce sont ceux dont la consommation énergétique primaire excède 420 kWh/m²/an et qui émettent plus de 100 Kg CO2 eq/m²/an (logement classé G) ou ceux dont la consommation est comprise entre 330 et 420 kWh/m²/an et qui émettent moins de 100 Kg CO2 eq/m²/an (logement classé F).
Cette classe énergie tient compte de deux paramètres : la consommation d’énergie et l’équivalent en CO2 rejeté.
Depuis juillet 2021, le mode de calcul pour la classe énergétique du logement s’appuie sur la méthode dite « 3CL ». Celle-ci se fonde sur des critères standards liés au bien et sur l’étude personnalisée de quatre postes de dépenses énergétiques : isolation thermique, ventilation, consommation d’énergie des appareils (chauffage, eau chaude sanitaire, éclairage, refroidissement, auxiliaires de ventilation) et confort d’été.
L’évaluation de la performance énergétique via le DPE donne lieu à des obligations pour les propriétaires. En particulier, le Code de la construction et de l’habitation (art. R126-15 et suivants) impose sa réalisation lors de la vente ou de la mise en location d’un bien situé en France métropolitaine.
Effectué à l’initiative du propriétaire et intégré au dossier de diagnostics techniques, le DPE est ensuite remis à l’acheteur ou au locataire. En vertu de la loi Alur, la classe énergétique du logement doit également apparaître dans l’annonce de vente ou de location avec la note attribuée clairement visible (pour la consommation d’énergie et pour les émissions de gaz à effet de serre).
D’autres obligations sont venues s’ajouter au fil du temps. Ainsi, la loi Climat et résilience impose progressivement l’interdiction de location des passoires thermiques. Les logements classés G ne peuvent plus être proposés à la location depuis le 1er janvier 2025, et cette interdiction sera étendue aux logements classés F à compter de 2028, puis aux classes d’énergie E à compter de 2034.
Que faire si la classe énergétique de votre maison ou appartement est trop basse ? Au-delà de la réglementation, il est aussi dans l’intérêt des propriétaires d’améliorer les performances de leur habitation, ne serait-ce que pour en réduire les consommations (et ainsi baisser le montant des factures).
Or, seuls des travaux de rénovation permettent de changer les choses. En vous appuyant sur les recommandations faites dans le DPE (ou dans l’audit énergétique, le cas échéant, pour les logements classés F et G) et sur les conseils de votre entreprise d’isolation, vous devez choisir les travaux les plus pertinents à réaliser pour augmenter la classe du DPE.
Quelques exemples de travaux de rénovation énergétique :
Ne vous lancez pas à l’aveuglette : laissez-vous guider par des professionnels qui sauront identifier les travaux à réaliser en tenant compte des spécificités de votre propriété, et vous aideront à améliorer la classe énergétique du logement. En faisant appel à une entreprise RGE, vous pourrez par ailleurs bénéficier d’aides financières de l’État : éco-prêt à taux zéro, MaPrimeRénov’, TVA à 5,5 % et Certificats d’Économies d’Énergie (CEE). Contactez PES France pour en savoir plus !
Le diagnostic de performance énergétique (DPE) est nécessairement réalisé par un diagnostiqueur certifié, titulaire d’une assurance professionnelle. Le gouvernement met à la disposition des propriétaires un annuaire permettant de trouver les diagnostiqueurs agréés dans leur zone géographique.
Pour améliorer le DPE et faire gagner au moins une classe énergétique à votre logement, vous devez réaliser des travaux de rénovation. Leur ampleur dépend des résultats du DPE et des recommandations faites dans le diagnostic.
Bien qu’obligatoire dans le cadre d’une vente, le DPE n’a qu’une visée informative : la loi ne contraint pas le propriétaire à effectuer des travaux, même si son logement est classé G (le DPE est néanmoins opposable et peut donner lieu à des poursuites en cas d’erreur manifeste). En revanche, les biens les plus énergivores (passoires thermiques) sont progressivement exclus du marché de la location : les logements classés F et G doivent faire l’objet de travaux d’amélioration pour être loués.
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