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L’isolant mince est un type d’isolant qui gagne du terrain au fil des années. Encore appelé isolant mince multicouche, il se fait connaitre dans l’univers des BTP, étant est un matériau de faible épaisseur en comparaison aux modèles traditionnels qui ont jusqu’à 4 à 30 cm d’épaisseur. Cette variante d’isolant possède des caractéristiques qui lui sont propres, lesquelles justifient sa grande utilisation par les professionnels. L’essentiel à savoir à ce sujet, c’est dans les lignes à suivre…

 

Quelles sont les caractéristiques techniques de l’isolant mince ?

Comme son nom le laisse probablement imaginer, il s’agit d’un isolant souple et léger, qui se caractérise par une finesse rare, étant donné que son épaisseur ne varie qu’entre quelques millimètres et quelques centimètres. L’isolant mince est à la faveur de ces caractéristiques, facile à manipuler, et a la particularité de s’adapter à tout type d’ouvrage, allant de la construction neuve à la rénovation. C’est un matériau particulièrement efficace en matière d’isolation.

Plus précisément, ce type d’isolant est constitué d’une ou de plusieurs couches de feuilles d’aluminium ou de film plastique aluminisé, de couches intermédiaires de natures diverses telles que la mousse souple, le feutre d’origine animale, végétale ou de synthèse, etc. En fonction du nombre et de la nature de ces couches superposées, varient les performances thermiques de l’isolant mince.

Contrairement à des isolants comme les laines minérales ou les variantes synthétiques, il faut dire que l’isolant mince multicouche ne présente aucun danger pour la santé humaine, dans la mesure où il ne contient pas de matières cancérigènes. Lors de sa pose, qui est des plus simples, et ne nécessitant qu’un découpage et un agrafage, vous n’avez pas besoin de port de protection, puisqu’il ne s’agit pas d’un matériau irritant libérant des particules poussiéreuses.

A noter en outre qu’il s’agit d’un matériau de résistance thermique assez faible, généralement de l’ordre de 0,1 et 1m²K/M, et dont la capacité d’isolation acoustique l’est tout aussi. Sous l’effet du vent, les performances de l’isolant mince peuvent légèrement être affectées, au point où il peut se dégrader avec le temps si les dépôts de poussières sur sa surface réfléchissante s’accentuent.

 

Quel est le mode de fonctionnement de ce type d’isolant ?

Comme pour tout produit isolant, c’est la résistance thermique qui renseigne sur le fonctionnement de ce type de matériau d’isolation. Elle se détermine par le comportement de ces matériaux vis-à-vis de facteurs d’échanges thermiques tels que la convection, la conduction, et le rayonnement. Cette même résistance intègre des modalités comme l’émissivité, le facteur solaire, qui permet d’exprimer la performance thermique complète.

De l’émissivité dépend le vieillissement de l’isolant mince. Cela suppose qu’elle doit être déterminée à l’état neuf, et au vieillissement, afin de s’assurer du coefficient de réflexion. De même faut-il considérer que cette modalité ne peut être prise en compte que si l’isolant multicouche est réfléchissant et est installé entre deux lames d’air immobiles, parallèles, étanches et continues. Au contact de l’air, ce trait caractéristique de la performance thermique disparait.

Quels sont les avantages des isolants minces ?

D’un point de vue purement thermique, l’avantage principal de ce type de matériau se trouve dans le fait qu’il dispose d’un parement brillant, qui lui attribue cette capacité à réfléchir le rayonnement, limitant ainsi les déperditions de chaleur.

D’un point de vue acoustique, pour un isolant mince, il faut compter entre 5 et 6 décibels de gain pour espérer un confort acoustique satisfaisant. Mais il faut préciser qu’avec un isolant mince multicouche uniquement, de telles performances acoustiques ne peuvent être espérées. Il sied de l’associer avec des isolants fibreux, pour envisager de tels résultats.